Blessure physique et état émotionnel

Hello mes petits chats!

Aujourd’hui, je vous parle émotions suite à ma blessure.

Un sujet pas facile à aborder d’autant que malgré quelques douleurs par ci, par là, je ne me suis jamais vraiment blessée sauf à l’épaule et encore, j’avais continué la pratique du sport.

Ce qui est assez marrant (enfin quand je dis marrant, il faut sentir l’ironie en lisant ce mot) c’est que le mardi 03/04, je vous publiais mon bilan du mois de mars qui m’avait remotivé, je me sentais sur la pente montante, au taquet la petite Alicia…

Mais voilà que bim!!! Entrainement à la boxe le mardi soir, petit sparring sur la fin du cours, Pierre Richard frappe de sa baguette magique, ni une, ni deux Alicia le cul par terre se met à chouiner car une grosse douleur vient de lui foudroyer le coude jusqu’au bout des doigts. Blessure. Après quelques minutes, je retrouve la sensation dans les doigts. J’arrive à déplier le bras mais la vache, ça fait un mal de chien (notez mon vocabulaire très zoologique!).

Arrivée, « Arnaud emmène moi aux urgences, j’ai trop mal ». Verdict et sortie des urgences à 3h00 du mat’ (pas des rapides, rapides au CH de Bourgoin Jallieu): fracture fermée de l’humérus intérieur du bras gauche. En langage français: fissure de l’os intérieur du coude. 10 jours d’immobilisation, radio de contrôle avant reprise du running mais pas de boxe pendant un mois au minimum… Le couperet… Blasée, dépitée, dégoûtée, fatiguée… je passe par toute les émotions.

J’étais remontée à bloc, à fond les ballons, en mode warrior je vais tout dégommer!!! Ba voilà…

Je sais que ce type de blessure n’est rien, on se dit il y a pire pour ne pas montrer sa déception. Mais en réalité, non ça ne va pas, oui il y a pire mais là tout de suite, j’ai envie de pleurer. Là tout de suite, je m’en veux d’être gauche. Là tout de suite je me dis « aïe ma prépa. est foutu. »

Dans ces moments là, je me repli sur moi. Je fais semblant que ça va mais au fond je n’ai qu’une envie: m’isoler et je me laisse aller à la morosité, je laisse les vieux démons reprendre le dessus. Une crise de boulimie… culpabilité… sentiment de honte… de l’écrire, les larmes montent…

OSER ACCEPTER 

Avec un peu de recul, il faut savoir l’accepter… je crois… et y remédier.

Accepter la blessure, accepter le repos, accepter qu’on est un être humain… Accepter que je ne suis pas invincible… Accepter l’aide des autres.

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NE PAS SE RENFERMER

Quand j’ai le moral à zéro, j’ai tendance à me renfermer, je ne parle pas, me mets dans ma bulle et me laisse aller à mon désarroi… Solution pourrie, je le conçois. Je me réfugie dans la nourriture doudou à outrance à m’en dégoutter. Une tendance à être très nombriliste, tout voir en noir.

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RELATIVISER

Dans ces moments là, on a souvent tendance à douter de tout. A se dire que c’est foutu. On se remet en question. C’est bien, mais point trop n’en faut non plus! Rien ne sert de se mettre la pression. Un repos de 10 jours au final c’est quoi? C’est rien! C’est reculer pour mieux sauter, non?

Il faut voir plus loin, voir la suite. Dans mon cas, me dire que ma préparation Trail je la ferais quand même et que 10 jours ce n’est rien sur une année, sur une vie…

Et au final, cela m’a permit de voir ce que je voulais vraiment côté sport: évoluer en running. La boxe et le fitness, j’adore mais j’avoue que pendant dix jours se sont mes baskets qui m’ont le plus manqués et obsédés!

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VOIR PLUS LOIN

J’ai profiter de ce temps de repos forcé pour envisager ma reprise du sport. Boxe et muscu devant être mis de côté pour le moment, ça sera focus course à pied. J’ai investi dans mon camelbak, dans ma montre, de la lingerie de sport et travaillé sur mon plan d’entraînement, calculé mes FC pour chaque sortie.

Lire des magasines de sport et avoir envie de se lancer des paris fous.

Envisager une sortie de mon appartement jusqu’à chez mes parents (26km par la route, à moi de trouver le trajet par les chemins!)

Envisager une journée avec ma sœur qui me suivra en vélo et voir combien de temps et de kilomètres je pourrais tenir en courant.

Envisager la reprise de la salle de sport en version vélo et abdos pour compléter ma préparation.

Instaurer un calendrier sur lequel je coche chaque jour sans nouvelle crise de TAC.

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Aujourd’hui, 16 avril, mon train-train quotidien revient presque à la normal. Fallait-il que je me rende autant malade? Non évidemment! J’attaque officiellement ma préparation Trail pour 13 semaines. Le soleil brille, le printemps est là. J’ai trouvé des cadeaux sur mon bureau de la part de mes collègues. Je suis entourée, soutenue. La bonne humeur revient.

Et en plus aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon papa! Une jolie date pour commencer à réaliser mes objectifs.

La vie est belle et il faut en profiter. 

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