TOXIC PEOPLE: FUYEZ

Il était une fois, une rencontre ordinaire qui commença simplement par un échange de sourires. Un jour, en pleine contemplation d’une tierce personne en exécution complexe de dorsaux, les deux acteurs de ce court récit en sont venus à discuter.

De fil en aiguille, ils parlèrent de sport, de nourriture, échangèrent leur téléphone et devinrent amis. Enfin, cela y ressemblait.

Les semaines s’écoulaient, elle sentait quelque chose qui clochait. Cet autre avait une façon bien à lui de voir les choses et un peu empirique de parler de lui. Voir même carrément extraordinaire. Il disait ouvertement être un génie.

Elle se disait, chacun son opinion, chacun sa façon de voir les choses.

Elle cru à de l’ironie, plaisanterie quand Monsieur se prenait pour le célèbre Einstein.

Que nenni.

Mais au fil des échanges, tout était prétexte à la cataloguer, au jugement, à trouver à contredire. Rien n’allait jamais dans tout ce qu’elle pouvait dire, faire,  suggérer, penser…

Ton chéri? Pas fait pour toi ma belle.

Ton sport? Tu en fait trop. Tu bousilles ton corps. Courir des heures c’est nul. Courir? Pourquoi faire?

Ton alimentation? Mais quelle idée de devenir végétarienne? pfff histoire de mode et puis tes protéines? tu y as pensé? (On ne ne peut pas lui en vouloir, pas sur qu’il connaisse la protéine végétale)

La maladie? Jamais je ne plaindrais quelqu’un… Oui, la compassion est son atout.

Un nouveau robot ménager? Ba dis donc, t’as de la tune à dépenser.

Les cheveux court sur une femme? Pouahhhh

Elle se dit que ce n’était que de la plaisanterie jusqu’à la conversation de trop.

« Ma pauvre tu vis dans un monde imaginaire ».

Et là çà fait « tilt » dans la petite caboche de la « pauvre » à la ramasse … Oui, la pauvre était à la ramasse d’après Don Juan de Pacotille.

Elle avoue. Elle vit d’un un monde imaginaire. Un monde où elle préfère les bisounours, où les gens se tirent vers le haut et non vers le bas, loin de la jalousie, de la convoitise et du jugement.

La pauvre mais bien loin de mâcher ses mots se ressaisit et avec toute la diplomatie dont elle est capable de faire preuve (spécial dédicace à ma sœur) dit à Don Juan de Pacotille ce qu’elle pensa. Le pauvre bougre n’en demanda pas son reste et l’effaça avec hâte de de sa longue liste d’amis facebookiens. Le voilà repéré, l’homme toxique non couillu! Un conditionneur destructeur, insensible et superficiel! Tel Jack Sparrow face à la cavalerie, si vous vous retrouvez face à un énergumène de sa catégorie : FUYEZ!!!

Une bien belle leçon pour la jeune femme qui décida de ne plus se laisser berner. Pas peu fière d’avoir osé dire ce qu’elle pensait sans détour. Elle se délecta de sa victoire et pu mesurer les progrès qu’elle avait fait pour ne plus se laisser envahir par le parasite que peut-être  parfois l’humain.

Son monde imaginaire? Il commence au pied de l’arc en ciel.

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